| |
2006
Les
oeuvres exposées sur le stand

|
The
show must go on

The
show must go on
Huile sur toile, 230 x 183 cm
|

détail
de The show must go on
Huile sur toile, 230 x 183 cm
|
| Depuis
le 11 septembre 2001, lorsqu’on arrive à New York,
c’est chaque fois le même choc quand on découvre
la silhouette de Manhattan amputée de ses deux tours.
On imagine le traumatisme quotidien de ceux qui arrivent là
chaque matin.
Pourtant, quand on rejoint le centre de la ville, on ne peut s’empêcher
d’être ébloui par l’ambiance de fête
renouvelée et amplifiée par les lumières.
La fête continue… the show must go on…
Daniel
AUTHOUART le 8 mars 2006 .
|

Cycliste
pour "The show must go on"
Pastel et gouache sur papier, 64 x 49 cm
|
|
Au long des rues de Broadway, les jeunes cyclistes
qui zigzaguent dans la circulation semblent avoir la fantaisie et
la légèreté des danseurs.
Pour compléter mes croquis que j’avais faits sur place,
j’ai demandé à un jeune garçon de venir
poser à l’atelier.
Daniel
AUTHOUART le 8 mars 2006 .
|

Aïcha
Crayon de couleur sur calque, 28 x 40 cm
|

Marilyn
Huile sur toile, 73 x 50 cm
|
| Quoique
issus de deux cultures différentes, les destins de la Marilyn
soldate que j’ai peinte pour l’affiche de « The
show must go on » et celui de la jeune musulmane équipée
d’une ceinture d’explosifs, me semblent monstrueusement
absurdes…
Daniel
AUTHOUART le 8 mars 2006 .
|

Hot and cold sandwiches
Crayon de couleur sur papier, 15 x 21 cm
|
Les paysages continuent-ils d’exister quand le train est passé
et qu’il n’y a plus personne pour les regarder par la
fenêtre du compartiment ?
Il en est de même pour les gens quand le feu a changé
et qu’ils sont remplacés par d’autres gens. Tous
ces « disparus » continuent-ils d’exister quelque
part ailleurs ?
Ceux qui sont déjà allés à New York
ou qui ont vu cette ville dans les films ont gardé en mémoire
l’un des symboles de cette cité : la signalisation
lumineuse des croisements « WALK » (passez) et «
DON’T WALK » (attendez). Aujourd’hui, ces indications
sont remplacées par un petit bonhomme qui marche (passez)
et une main rouge (attendez). Il n’y a pas que les humains
qui disparaissent, les signalisations lumineuses aussi…
Dans ma série de dessins, j’ai essayé d’attraper
du bout du crayon tous ces fugitifs du voyage dans le temps, avant
qu’ils ne s’évanouissent.
Daniel AUTHOUART le 13 juin 2005
.
|
Autoportait
au XXIe siècle
|

Autoportrait
au XXIe siècle
Technique mixte, 102 x 153 cm
|
|
Il y avait longtemps que je voulais faire cette
sorte de dessin qui consiste, pendant que l’on travaille sur
le sujet central, à laisser divaguer son imagination.
Le sujet central était ici, la page de bande dessinée
qui structure le tableau « The show must go on ».
Ce qui m’est passé par l’esprit pendant ce travail
a fait qu’il est devenu une sorte de réflexion sur
le monde d’aujourd’hui, mon autoportrait au XXIe siècle.
Daniel
AUTHOUART le 5 mars 2006 .
|
Midtown
Comics
|

Midtown comics
Huile sur toile, 114 x 146 cm
|
|
Midtown Comics est la caverne d’Ali
Baba des amateurs de Bandes Dessinées de passage à
New York.
Presque introuvable au fond d’un couloir dans un premier étage
de la 8e avenue, je ne fais jamais un voyage à New York sans
aller y passer un long moment.
C’est l’esprit encore empli des images trouvées
là que j’ai peint ce tableau.
Daniel AUTHOUART le 8 mars 2006 .
|

Jeune
fille pour Midtown comics
Crayon de couleur sur papier, 48 x 20 cm
|
|
Au fil des générations,
les jeunes filles ne semblent jamais les mêmes. Du bout de
la sandale à la pointe des cheveux, vêtements, coiffures
et accessoires se renouvellent sans cesse. Celle-ci m’a été
inspirée par notre fille et une de ses amies.
Daniel AUTHOUART le 8 mars 2006 .
|
Mac
Ales
|

Mac
Ales 46th 8av
Crayon de couleur sur papier, 30 x 23 cm
|
|
Si vous aimez les gros hamburgers
immangeables, garnis de bœuf recuit et débordant de
rondelles d’oignons et de ketchup, je connais une adresse
: « Mac Ales » 46th et 8av.
La façade est dans un inimitable style fifties fait de profilés
d’aluminium, les enseignes sont des néons roses et
bleus.
Souvent dans les films noirs des années 70, des méchants
en franchissaient la porte pour y régler quelques comptes
dans un bain de sang.
Daniel AUTHOUART le 16 juin 2005
.
|
Préparation
d'Art Paris 2006
|
Autoportrait
au XXIème siècle
|

Autoportrait
au XXIe siècle
Technique mixte, 102 x 153 cm
|
Il y avait
longtemps que je voulais faire cette sorte de dessin qui consiste,
pendant que l’on travaille sur le sujet central, à
laisser divaguer son imagination.
Le sujet central était ici, la page de bande dessinée
qui structure le tableau « The show must go on ».
Ce qui m’est passé par l’esprit pendant ce
travail a fait qu’il est devenu une sorte de réflexion
sur le monde d’aujourd’hui, mon autoportrait au XXIe
siècle…
Daniel
AUTHOUART, le 5 mars 2006 .
|
The
show must go on
|

"
The show must go on ", en cours
|
Doit-on voir
un symbole phallique dans le mouvement de cette énorme
voiture qui semble pénétrer le tableau ?
Je ne sais pas, mais je n’y avais pas pensé quand
j’ai imaginé la composition de ce tableau.
Décidément la peinture, comme la vie, peut réserver
bien des surprises.
Daniel
AUTHOUART, le 19 février 2006 .
|
MIDTOWN
COMICS
|

Huile
sur toile, format 114 x 146 cm
|
| «
Midtown comics est un curieux magasin.
On peut voir son enseigne accrochée à la fenêtre
du premier étage quand on descend la 7e Avenue peu après
le croisement de la 41e rue, à New York.
Si, attiré par son nom, vous souhaitez y entrer, vous plongez
immédiatement dans une situation absurde et inquiétante
comme celles que l’on rencontre dans les bandes dessinées
ou dans les romans de Kafka et de Stephen King.
Au niveau du trottoir, juste sous l’enseigne, il y a un magasin
de photos, une vitrine de vêtements, un bar et une porte d’immeuble
sombre et close et peut-être une boutique d’appareils
électriques…
Vous faites plusieurs allers-retours, scrutant à travers
les vitres le fond de chaque échoppe, espérant entrevoir
un coin de fanzine qui dépasserait derrière un rideau,
mais … RIEN !
Déconcerté, vous faites demi-tour et vous revenez
à l’angle de la rue où dans la nuit, les couleurs
d’un étalage de fleurs illuminent la chaussée.
L’idée vous vient alors que cette enseigne au premier
étage indique peut-être un magasin qui serait sur la
41e rue. Alors recommence le lèche vitrine surréaliste
; après le fleuriste, un spécialiste des ongles, puis
un marchand de hot dog, une porte fermée, un rideau de fer
tagué, une minuscule entrée en haut de trois marches,
un autre magasin fermé, un petit bar sombre…
Désespéré, vous revenez au coin de la rue pour
vérifier que l’enseigne « MIDTOWN COMICS »
est toujours là.
Finalement, vous vous adressez au fleuriste qui ne comprend rien
à ce que vous lui demandez et qui ne veut surtout pas faire
l’effort de vous comprendre. C’est le chinois du hot
dog qui vous indiquera la porte : « un peu plus loin, sur
la 41e, en haut des trois marches, poussez la lourde porte à
la peinture écaillée… »
Franchi l’improbable sésame, vous voilà directement
au pied d’un escalier étroit et crasseux aux marches
extrêmement hautes. Un tel boyau ne peut conduire qu’à
l’un des bureaux de Méphisto !
En vous plaquant contre le mur pour laisser passer quelques ombres
inquiétantes, vous gravissez cette échelle vers l’enfer
et vous vous retrouvez sur le palier devant un long couloir mal
éclairé. Vous ne seriez pas surpris de voir Robert
de Niro surgir, mal rasé et un pistolet à la main.
Mais vous apercevez enfin dans la pénombre le petit panneau
« MIDTOWN COMICS ».
Timidement, vous poussez la porte et là, c’est vraiment
le trésor que vous recherchiez : du sol au plafond, toutes
les B.D. américaines d’hier et d’aujourd’hui
…
Depuis
que j’ai découvert cette caverne d’Ali Baba,
je ne fais jamais de séjour à New York sans aller
y passer de longs moments.
Ce tableau, dans lequel je me suis représenté courant
après une B.D. qui s’envole, raconte ce qui me trotte
dans la tête quand je reviens de faire ma provision d’images
et de rêves chez MIDTOWN COMICS ».
Daniel
AUTHOUART, le 28 janvier 2006 .
|
The
show must go on
|

Détail,
Chevrolet Impala
|
Le thème
du « Radeau de la méduse » ou de « La
barque de Charon » qui montre plusieurs personnes réunies
dans un même véhicule pour un voyage incertain revient
souvent dans la peinture, la littérature et le cinéma.
J’ai souvent traité ce sujet dans mes tableaux depuis
le pédalo de « To paint or not to paint » en
1980 dans lequel voyageaient Jean Paul II, Brejnev et Pinochet,
jusqu’au bus bondé de touristes conduit par un chauffeur
aveuglé par l’amour dans « Fin de siècle
» en 1999.
Dans « The show must go on » des comédiens
se sont entassés dans la Chevrolet Impala, annonçant
leur prochain spectacle : l’éternelle folie des hommes
, la guerre…
Le casting est le suivant :
- Au volant, un G.I.
- De face, l’Oncle Sam semant à tout vent des pubs
pour le spectacle.
- Assis à la place du mort, Benoît XVI.
- Sur le siège arrière à gauche, une blonde
sensuelle.
- Au milieu, un rouquin avec un masque de Ben Laden.
- Un gamin maquillé en blessé pour symboliser les
victimes innocentes.
- Sur le capot, une jeune Kamikaze nous envoie un dernier baiser.
- Et je me suis représenté à l’arrière
de la voiture, embarqué dans ce voyage …
Daniel
AUTHOUART, le 22 janvier 2006 .
|
| 
le
24 décembre
|

Détail
|
Dans mes
tableaux, il y a souvent plusieurs clés. La plus visible
ici est le titre : " The show must go on ". Lorsque
la toile sera finie, on verra que ce qui en dynamise l'action
est le passage d'une troupe de théâtre qui rentre
dans la toile à bord d'une immense Chevrolet " Impala
" en jetant à tous vents des prospectus annonçant
leur prochain spectacle... Go on.
A ce stade
du tableau, on peut commencer à voir apparaître ces
prospectus qui voltigent.
Daniel
AUTHOUART, le 24 décembre 2005 .
|

Marilyn
|
Au
départ, je voulais appeler ce tableau « Que la fête
continue… », mais comme le décor était
Broadway, c’est devenu naturellement « The show must
go on… ».
Parmi les dizaines de personnages représentés sur
cette toile, il y a deux jeunes filles, Marilyn et Aïcha. Elles
ont la même pose, mais Marilyn couvre sa nudité avec
le drapeau américain tandis que les nombreux voiles d’Aïcha
volent au vent en laissant entrevoir la ceinture d’explosifs
qui entoure sa taille.
N’ayez pas peur, c’est pour rire !
Ce n’est qu’une affiche pour une comédie burlesque
– on Broadway !
Daniel
AUTHOUART, le 14 décembre 2005 .
|
le 22
octobre
|

le 12
novembre
|
|
Michel-Ange
imaginait que la statue était cachée dans le bloc
de marbre et que le sculpteur devait la dégager avec son
burin.
Lorsque, comme c’est le cas ici, je travaille depuis plusieurs
mois sur une grande toile ; que j’ai multiplié les
dessins d’études et que j’ai déjà
réalisé une gouache et une toile préparatoire,
j’ai un peu la même impression devant les grands effets
de couleur posés sur la toile. C’est comme un brouillard
lumineux derrière lequel les personnages et les décors
du tableau attendent d’être réveillés
du bout de mon pinceau…
Daniel
AUTHOUART, le 12 novembre 2005 .
|
|
|